Couleuvre vipérine

Couleuvre vipérine

Couleuvre vipérine

Natrix maura

La couleuvre vipérine (Natrix maura) est un serpent de la famille des Natricidae. Elle se rencontre dans le sud-ouest de l’Europe et dans l’ouest de l’Afrique du Nord. Il s’agit d’une espèce très aquatique vivant dans des milieux humides de zones chaudes. Sa limite de répartition altitudinale est actuellement d’environ de 1000m sur le versant français des Pyrénéens et proche de 1500m sur les versants Espagnols et Andorrans. Cette espèce méditerranéenne est un colonisateur historique du milieu montagnard depuis la fin de la dernière glaciation, dont la remontée altitudinale devrait accélérer à la faveur du changement climatique.

La coloration de la couleuvre vipérine, assez variable, est généralement marron ou grisâtre mais peut être teintée de jaune olivâtre ou de rouge. Sur le dos, s’alignent deux rangées de taches décalées, sombres, fusionnant souvent pour former des barres ou un zigzag bien marqué. Le ventre est blanchâtre, jaune, rouge ou marron avec un motif en damiers noirs. La couleuvre vipérine mâle fait en général moins de 70 cm ; les femelles, plus grandes, peuvent atteindre jusqu’à un mètre (voir plus dans le Maghreb).

Cette espèce carnivore se nourrit essentiellement de petits poissons (vairons, gardon, truites) et d’amphibiens (grenouilles et tritons). Elle chasse souvent dans l’eau en se guidant avec son odorat et son toucher, pour déloger les petits animaux cachés sous les pierres ou dans la végétation aquatique. La reproduction a lieu à la fin du printemps. La femelle pond de 3 à 24 œufs qui éclosent en fin d’été. C’est une très bonne nageuse qui peut rester sous l’eau plus d’une heure.

Elle est appelée « vipérine » car ses motifs en zigzags sur le dos ressemblent à ceux des vipères européennes. Contrairement à celles-ci, elle ne possède pas de venin et présente des pupilles rondes et non fendues verticalement. Cette stratégie adaptative basée sur le mimétisme avec les vipères lui confère une protection vis-à-vis de certains prédateurs naturels, mais lui vaut souvent d’être détruite par l’homme. Comme tous les serpents français, la couleuvre vipérine est une espèce protégée.

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