Lézard des murailles

Lézard des murailles

Lézard des murailles

Podarcis muralis

Le lézard des murailles (Podarcis muralis) de la famille des Lacertidae est une espèce commune dans une grande partie de l’Europe et localement très abondante. Sa limite de répartition altitudinale est d’environ de 2000m sur l’ensemble de la chaine des Pyrénées. Cette espèce entre à ce niveau altitudinal en potentiel compétition de niches écologiques avec les 3 espèces d’Iberolacerta, des lézards de hautes altitudes, endémiques de cette chaine montagneuse.

Cette espèce se retrouve aussi bien dans les milieux naturels que dans les milieux anthropiques. C’est une espèce commensale de l’homme qui vit dans les vieux murs, les tas de pierres, les cimetières et les bordures de chemins de fer. En milieu naturel, elle est rencontrée dans les haies, les souches ou encore les éboulis de montagnes. Ce lézard est beaucoup plus urbain que d’autres espèces.

Le lézard des murailles est de forme élancée, extrêmement polymorphe avec une coloration généralement brune mais très variable passant par le gris ou le vert. Quant à la face ventrale, elle est de teinte claire, jaune, bleu ou rougeâtre. La gorge est mouchetée de noir. Le dimorphisme sexuel de cette espèce est important avec des mâles plus gros que les femelles, avec des mâchoires plus larges et possédant de petits ocelles bleues sur les flancs.

Le lézard des murailles est une espèce insectivore avec une grande variété de proies (coléoptères, chenilles, orthoptères …). Cette espèce est ovipare et la période de reproduction commence dès avril. Les femelles pondent entre deux et neuf œufs en fonction de leur maturité. Contrairement aux zones nord de l’aire de distribution, où la période d’hibernation est très marquée, certaines populations du sud n’ont qu’une hibernation partielle et profitent des quelques rayons de soleil de l’hiver pour se chauffer.

Comme pour de nombreuses espèces, la queue de ce lézard casse facilement, phénomène appelé autotomie, lui permettant ainsi d’échapper à des prédateurs. En effet, l’extrémité « perdue » continue à s’agiter ce qui constitue un leurre vis-à-vis de l’attaquant. Une queue de remplacement repousse progressivement mais elle est dépourvue d’écailles, et elle est uniformément gris sombre. Parfois elle peut repousser double.

Autres espèces